"Asta" Jon Kalman Stefansson - éd Folio

Reykjavík, début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur fille Asta, d'après une grande héroïne de littérature islandaise. Un prénom signifiant - à une lettre près - amour et qui, croient-ils, ne peut que porter chance à leur fille... Ce roman lyrique et charnel raconte l'urgence autant que la difficulté d'aimer, malgré notre quête inlassable du bonheur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Là où les chiens aboient par la queue" Estelle-Sarah Bulle - éd Piccolo Liana Levi

Le titre signifie en créole « un coin perdu ». La famille Ezechiel, est originaire du hameau de Morne-Galant en Guadeloupe. Les descendants de Hilaire (grand-père paternel de l'auteure) vivent en métropole depuis les années 70. Au fil du récit, Estelle-Sarah Bulle, née à Créteil en 1974, nous entraîne dans une histoire largement méconnue, celle de Français des Antilles. La narratrice se fait raconter son île, qu'elle ne connaît que comme une destination de vacances, par sa tante Antoine, septuagénaire, l'aînée de la fratrie. Extravagante, imprévisible, drôle, fantasque, Antoine a l'étoffe d'un personnage romanesque. Très jeune, elle quitte le village pour Pointe-à-Pître, se lance dans le commerce avec d'autres îles des Caraïbes, se retrouvent mêlées aux affrontements pour l'indépendance de l'île et débarque à Paris, dans un appartement de banlieue loué par son frère mais où elle ne voudra jamais mettre les pieds, se destinant à la capitale et rien d'autre. C'est dans une ancienne boutique du 18ème arrondissement qu'elle loge et que sa nièce la rejoint pour écouter ses récits. Peu de textes contemporains racontent comment cohabitaient dans les territoires d'outre-mer les habitants originaires de la Caraïbe, les descendants des populations françaises du continent, les bretons, les normands de Guadeloupe, les Blancs Matignons, les Béké, les grandes familles de planteurs. Les populations ne se mêlaient pas et les territoires restaient très découpés en zones infranchissables. La narratrice interroge cette tante fantasque qui déroule, au fil des conversations les différents épisodes de sa vie, elle fait revivre, le verbe haut, la métaphore truculente, ce que pouvait être une enfance en Guadeloupe dans les années d'après-guerre, les taudis de Pointe-à-Pître, la splendeur des paysages, la ferveur religieuse mêlée aux croyances païennes, une langue interdite le créole, la persistance de la ségrégation dans une société fortement clivée. L'auteure interroge alternativement ses tantes, Antoine et Lucinde, son père appelé par ses aînées « petit frère ». Les récits se croisent, s'interpellent, se contredisent, dévoilant des expériences différentes de l'enfance, de la vie en métropole, des rêves accomplis ou déçus, dans une narration vive, enlevée, drôle et critique. Un récit extraordinaire qui fige le sourire au coin des lèvres, du début à la fin de l'histoire.

"Chien-loup" Serge Joncour - éd J'ai lu

L'idée de passer les vacances dans un coin isolé angoissait Franck, producteur hyper connecté, à l'affût de nouveau scénario et des potins du milieu. Lise, sa compagne rêvait d'un long séjour au milieu de nul part, sans réseau et loin des nuisances de la ville. Elle trouve un gîte tout à fait conforme à ses vœux et embarque son compagnon sur un plateau isolé dans le Lot, envahi par la végétation, et qui est devenu le refuge d'une faune inquiétante. Les villageois de la vallée ne mettent plus les pieds sur ce plateau depuis longtemps, de sombres histoires de massacres alimentées par des peurs ancestrales ont fait de ce lieu la montagne maudite. Serge Joncour raconte l'histoire de ce plateau et du village qu'il surplombe, à un siècle de distance et alterne les chapitres se déroulant en 2017 et 1914. Dès que retentit le tocsin le 2 août 1914, le village se vida de ses hommes valides et du bétail, qui rejoignirent le front. Ce sont alors les femmes et les enfants qui prirent en main la survie de la communauté et composèrent avec l'épuisement des travaux des champs, la peur, l'incertitude de l'issue du conflit et la présence d'un voisin mystérieux : un allemand, dompteur de fauves dans des cirques itinérants, pris dans la tourmente de la mobilisation, et réfugié avec ses huit bêtes, sur le plateau d'Orcières. La fascination et la terreur que produisirent cet homme et ses fauves, alimentent encore, un siècle plus tard, l'imaginaire des villageois. Ce comte envoûtant qui réveille les terreurs enfantines, se nourrit du suspens des légendes. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature, Serge Joncour nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au coeur de nos existences civilisées. Un roman haletant, lyrique et totalement prenant. Une fois encore, Serge Joncour signe un récit sensible, une fable surprenante, d'une grande originalité qui nous invite à réfléchir à nos modes de vies et de pensées.

"Personne n'a peur des gens qui sourient" Véronique Ovaldé - éd J'ai lu

Un jour de juin, Gloria embarque ses filles sans préavis pour la maison alsacienne où, enfant, elle passait ses vacances. Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, if faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l'a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants, et comprendre enfin le rôle de l'avocat Santini dans cette histoire. Jusqu'où peut-on protéger ses enfants ? Dans ce roman tendu à l'extrême, Véronique Ovaldé met en scène une mère dont l'inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l'affronter.

 

 

 

 

 

 

"Jours barbares" William Finnegan - éd Points Seuil

Le récit d'une vie à contre-courant. Bien plus qu'un sport, le surf est un art de vivre. D'Hawaï à la Californie, William Finnegan grandit entre le paradis et l'enfer des vagues. Gamin aventureux, il devient écrivain, reporter de guerre et traque les spots aux quatre coins du globe. De l'océan il fait son échappatoire et une source d'émerveillement, loin des vanités du monde. Une inoubliable ode à l'enfance, à l'amitié et à la famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Comment j'ai rencontré les poissons" Ota Pavel - éd Folio

Les poignantes mais souvent joyeuses histoires de ce livre composent la tendre chronique d’un homme qui se souvient de son père, génial représentant de commerce et grand amoureux de la pêche, géant captivant et charmeur aux yeux de l’enfant qu’il était. Elles commencent simplement, par ce regard de l’enfance, puis elles se développent pour illustrer la prise de conscience d’un garçon qui grandit et observe le monde autour de lui. Et si elles reconstituent l’histoire de sa famille, avec en arrière-plan celle de l’Europe centrale, elles sont en réalité beaucoup plus que cela : de touchantes méditations sur la vie et la survie, la mort et la mémoire, l’humour, la justice et la compassion. Classique de la littérature tchèque et déjà traduit dans de nombreux pays, de la Pologne à l’Italie, de l’Espagne aux États-Unis en passant par Israël, Comment j’ai rencontré les poissons, largement autobiographique, n’avait encore jamais été traduit en français.

 

 

"Envoyée spéciale" Jean Echenoz - éd Minuit Double

Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s'occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l'empêcher d'accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n'est pas toujours très bien organisé. "Autour de l'enlèvement de Constance, son héroïne, l'écrivain tisse un dispositif romanesque complexe et génial. Voyage entre Paris, Pyongyang et la Creuse. Mélange indistinct de modestie et d'aristocratique désinvolture, Jean Echenoz aime à définir ses romans comme des "machines à fiction", des "mécaniques bricolées". Soit, mais pas si bricolées que ça, disons plutôt des mécanismes de haute précision, divinement conçus, réglés avec une minutie d'horloger suisse et huilés par un humour hautement métaphysique à la Chaplin. La pièce centrale du nouveau dispositif échenozien, de la radieuse "machine à fiction" qui sous-tend Envoyée spéciale, se nomme Constance. Reste que l'intrigue d'Envoyée spéciale est résolument rétive à tout résumé. Ce n'est pas qu'on s'en moque, loin de là, au contraire, des aventures de Constance, qui la mèneront jusqu'à Pyongyang ― cela, on peut le révéler sans déflorer le suspense. On est même captivé, littéralement fasciné par le génial dispositif romanesque dont Jean Echenoz tire ici les ficelles. On croirait entendre l'écrivain soudain prendre la parole lorsque au coeur du livre un agent des services secrets (car, oui, la DGSE, ou quelque officine de ce genre, est mêlée à toute cette affaire, et Envoyée spéciale est un roman d'espionnage) se félicite : "Tout est en place et chacun joue sa partie. Ils n'ont aucune idée de ce qu'ils font, mais ils font tout comme je l'avais prévu." Plus sophistiquée, plus maîtrisée que jamais, la "machine à fiction" de Jean Echenoz est une incomparable fabrique de sortilèges..." Nathalie Crom Télérama

"Dans la course" Ann Patchett - éd Babel

Un soir de neige de 2006, Tip, un jeune Noir de 20 ans, fils adoptif de l’ancien maire de Boston, est violemment poussé à terre. Lorsqu’il relève la tête, il comprend que la femme qui gît près de lui, renversée par une voiture, lui a sauvé la vie. Ce qu’il ne sait pas, c’est que cette femme, qui va naviguer toute la nuit, le temps du roman, entre la vie et la mort, a veillé sur lui, de loin, depuis son plus jeune âge. Avec Dans la course, Ann Patchett signe un grand roman sur la famille. Tout en émotion et en retenue, Ann Patchett livre une réflexion pleine de justesse et d'empathie sur ce que signifie être noir aux Etats-Unis aujourd'hui. Le temps d'une nuit, le temps d'un jour, les liens du sang viennent défier les liens du coeur.

 

 

 

 

 

"Kiosque" Jean Rouaud - éd Points Seuil

Kiosquier de la rue de Flandres, de 1983 à 1990, Jean Rouaud a disposé d'une fenêtre sur le Paris populaire, cosmopolite. Défilent les figures pittoresques du quartier, galerie d'éclopés, de vaincus, de ratés, de rêveurs, dont le destin inquiète l'apprenti-écrivain engagé dans sa quête littéraire encore obscure, et qui se voit vieillir comme eux. Au-delà, on retrouve l'aventure d'un homme qui se fait l'archéologue de sa propre venue aux mots. Jean Rouaud est né en 1952. Écrivain, il a exercé divers petits boulots, notamment kiosquier de la rue de Flandres dans le 19e arrondissement avant de se voir attribuer le prix Goncourt pour les Champs d'honneur en 1990. Écrivain touche-à-tout, il écrit également des chansons, des scenarii, des documentaires et pour le théâtre.

 

 

"Manuel à l'usage des femmes de ménage" Lucia Berlin - Livre de Poche

Une découverte posthume majeure. Quarante trois nouvelles, inédites en France, dont l'une d'entre elles donne le titre au recueil : "Manuel à l'usage des femmes de ménage". Ecrivain du réel, Lucia Berlin puise dans sa vie la matière qui compose ses nouvelles, dont la plupart furent éditées de son vivant. Elle grandit dans les cités minières de l'Idaho et du Montana, vit à El Paso, Santiago du Chili, Acapulco, fréquente les milieux artistiques new yorkais dans les années 60, se marie plusieurs fois et élève seule ses quatre enfants. Elle enseigne dans le secondaire, travaille comme standardiste ou auxiliaire médicale. .Si les personnages changent de nom au fil des séquences, il s'agit essentiellent de personnages issus du vécu. Lucia Berlin raconte avec un naturel déroutant des histoires souvent sinistres auxquelles elle sait ajouter une dose d'imprévu, de fantaisie, d'humour et de farfelu. Une écriture sensible inspirée par une double culture, américaine et latino-américaine, un univers hors norme et d'une originalité extrême.

 

 

"Maîtres et esclaves" Paul Greveillac - éd Folio Gallimard

Kewei, né en 1950 dans un village au pied de l’Himalaya, dessine du matin au soir. Repéré par un garde rouge, il échappe au travail agricole et part étudier aux Beaux-Arts de Pékin. Il sera peintre du régime. Kewei accomplit ainsi le rêve de ses parents en devenant un artiste reconnu. Sous le joug de la Révolution culturelle, son ascension semble sans limite. Mais l’Histoire va bientôt le rattraper.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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