Nous suivons Bo Andersson, un vieux suédois, qui ne veut pas être séparé de son chien, simplement parce que son fils, Hans, a décidé qu'il n'était plus capable de s'en occuper, simplement parce que son fils pense que c'est meilleur pour lui. Comment ce fils peut-il savoir ce qui est bon pour lui ? Après tout, que sait il de lui ce fils ?
Bo est en colère alors Bo tente de garder la maîtrise de sa vie pour prouver à son fils qu'il a tort. Mais Bo n'y arrive plus, n'y arrive pas. Alors, ce vieil homme de 89 ans, au crépuscule de son existence, nous livre ses pensées, ses regrets, ses souvenirs. Par le prisme d'un discussion intériorisée mais constante avec sa femme Fredrika (placée en Ephad car atteinte de démence) Bo va dérouler l'histoire de sa vie. Car ce vieil homme c'est aussi un fils, un enfant, un adolescent, un ami, un mari, un père et un grand-père. Et il a beaucoup de choses à nous dire sur l'amour et sur la dignit Rythmé autour du cahier de suivi des aides-soignantes, entrecoupé des pensées et émotions de Bo, le récit décrit le gouffre qu'il peut exister entre le monde intérieur d'une personne vieillissante et les personnes qui s'occupent de lui, la façon dont celles-ci perçoivent son état, malgré toute la plus grande bienveillance du monde. A travers ce livre émouvant, qui parle de l'incapacité de certaines personnes à parler, à montrer leurs sentiments et leur vulnérabilité, Lisa Ridzén nous suggère de ne pas oublier de dire aujourd'hui, quand il est encore temps, ce qui compte vraiment à ceux que l'on aime.